Euro-dollar, un drame pour l’Europe ?
La devise américaine est de plus en plus faible tout en restant la monnaie mondiale ultraprédominante.
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A quatre semaines de son neuvième anniversaire, la potion est amère. On nous avait promis que la monnaie européenne servirait de bouclier. Les frasques du dollar américain avaient fait tant de mal aux anciennes devises, comme le franc ou la lire italienne ! Hélas l’euro, qui campe aujourd’hui fermement au voisinage de 1,50 dollar, est devenu un épouvantail pour ses propres industriels. «Nous allons être obligés de faire fabriquer des pièces d’avion, des portes, des éléments de fuselage, des éléments d’aile, à l’extérieur de l’Europe», a de nouveau déclaré hier Louis Gallois, le patron d’EADS, la maison mère d’Airbus. Et de pronostiquer un processus de «délocalisation» des activités industrielles «sur la prochaine décennie» .
Si les industriels échafaudent des stratégies de rechange à moyen terme, les responsables savent que les dégâts se feront sentir bien plus vite. Après avoir prétendu des mois durant «adorer l’euro fort», Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances, a admis hier pour la première fois que «le taux de change du dollar et les prix (élevés) du pétrole pourraient peser sur le développement économique» en Europe. Il ne s’agit que d’un ordre de grandeur, mais les économistes, tels ceux de l’OFCE, s’accordent à chiffrer entre 0,5 et 1 point l’impact négatif sur la croissance annuelle chaque fois que l’euro gagne 10 %.
Bras de fer inégal
Source et suite: Lefigaro
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