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Analyses Forex

Les indices finissent le mois de décembre en ordre dispersé

 

 

 

Marchés actions:
Cette semaine, la tendance des marchés actions était particulièrement erratique. Prudents et attentistes, les opérateurs ont boudé les places boursières. Désertées, celles-ci ne se sont pas positionnées sur un trend significatif. Les volumes sont restés extrêmement faibles ce qui a provoqué de fortes variations. Macro économiquement parlant, les investisseurs ont continué de surveiller de près la situation européenne, tout en observant pareillement les statistiques asiatiques et américaines.
Malgré le calme ambiant de la fin d'année, les tensions sont toujours aussi importantes sur la zone Euro. Les opérateurs ont étroitement analysé toutes les informations en provenance du vieux continent, essayant de jauger si la situation se dégradait ou s'améliorait. Cette semaine, ce fut tout particulièrement l'Italie qui attira l'attention des opérateurs puisque le pays a organisé deux émissions d'obligations d'Etats : une pour des dettes à court terme (de trois à 6 mois) et une autre pour le long terme (de 3 ans à 10 ans). Si les émissions à court terme se sont bien déroulées (le taux obligataire a diminué de moitié), celles sur le long terme sont moins rassurantes, puisque le rendement est juste en dessous du seuil symbolique des 7%, un niveau qui est jugé « insoutenable » pour l'Italie compte tenu des conditions économiques actuelles. Par ailleurs, les marchés ont été déprimés par la publication du bilan de la BCE : les chiffres montrent clairement les problèmes de liquidité du secteur bancaire européen. La banque centrale a reçu près de 411,8 milliards d'euros de dépôts lundi dernier. Ceci montre à quel point les banques sont réticentes à se prêter des capitaux entre elles. Parallèlement, la BCE a prêté 489 milliards sous forme d'obligations à trois ans afin de fournir des liquidités aux banques. Le président de la banque centrale Mario Draghi espère par ce biais éviter un grippage du système financier et désire aussi que les banques se servent de ces fonds pour acheter de la dette souveraine, ce qui diminuerait la pression sur les pays membres en faisant chuter les taux obligataires de leurs dettes. En résumé, les nations européennes doivent s'unir et débattre sur la façon d'assainir les finances au sein de la zone euro. Dans les mois à venir, le leadership de l'Europe sera testé. Ainsi en variation hebdomadaire, le CAC40 gagne 2,00 %, le Footsie progresse de 2,92 %, le DAX30 avance de 0,20 % et l'Eurostoxx 50 affiche un bond de 1,14%.
 
Outre-Atlantique, la semaine est restée relativement calme. Comme pour les autres marchés, Wall Street a évolué suivant les différents résultats macro-économiques américains ainsi que les nouvelles européennes. Sur la semaine, les statistiques de l'économie apparaissent en demi-teinte : la confiance des consommateurs US est ressortie nettement supérieure aux prévisions des analystes : elle s'affiche à 64,5 points contre un consensus de 58,5. L'activité manufacturière n'est pas en reste : elle est en hausse car l'indice manufacturier de la FED à Dallas atteint les 3 points contre 0 pour le mois précédent. Ces bonnes nouvelles ont été contrebalancées par les mauvais résultats du marché de l'emploi et de l'immobilier. Hier, les nouvelles demandes allocations chômage ont cru plus vite que ne l'avait estimé les analystes à 381 000 nouvelles demandes contre 375 000 d'attendu. Par ailleurs sur le marché de l'immobilier,  l'indice S&P Case-Shiller à -0,62% montrait une baisse des prix de l'immobilier. En résumé, l'économie américaine oscille toujours entre deux scénarios : celui de la croissance molle et celui de la récession en cette fin d'année. Après une croissance du PIB revue deux fois à la baisse et un marché de l'emploi qui se reprend plutôt lentement, le moral des marchés américains n'est pas au plus haut comme en témoigne l'absence du traditionnel rallye haussier de fin d'année. Cependant, si les statistiques économiques US continuent de dynamiser les marchés, il est fort possible que l'économie américaine apparaisse plus ferme qu'attendue, surtout quand les préoccupations au sujet de la crise de la dette souveraine sont au premier plan. Dans ce contexte, en variation hebdomadaire, le Nasdaq Composite gagne 1,39% , le S&P500 1,55 % et le Dow Jones 1,48%.
 
Enfin coté asiatique, la prudence était de mise. Diverses nouvelles et déclarations sont venues refroidir les espérances des opérateurs. La banque centrale japonaise a prévenu les investisseurs qu'il y avait de sérieux risques de ralentissements économiques pour les mois à venir. Les indicateurs économiques japonais qui ont suivi quelques jours après les déclarations de la BoJ étaient dans la même lignée : l'économie japonaise n'a pas réussi à se redresser complètement après les événements de mars dernier. Ainsi sur le territoire nippon, la consommation des ménages recule de 3% (en rythme annualisé) tandis que les ventes de détail diminuent de 2,3%. Par ailleurs, les pays émergents comme la Chine et la Corée du Sud sont également affectés par la lenteur de la reprise économique occidentale et américaine. La croissance de ces pays devrait être plus faible que ce qui était prévue en début d'année, montrant leurs expositions à l'économie européenne. L'activité manufacturière chinoise continue de se détériorer et Pékin a annoncé que le gouvernement allait mettre en place des limitations pour les constructeurs automobiles étrangers afin de stimuler sa propre industrie. Par conséquent, les indices boursiers asiatiques n'ont pas été épargnés par le scepticisme et la prudence. Le Nikkei225 avance de 0,72% et le Hang Seng de 0,10% sur la semaine.


Forex:
Sur le marché des devises, la dernière semaine de l'année 2011 a été d'une manière générale assez calme avec des volumes faibles et peu d'éléments neufs. Toutefois, on pourra retenir la violente chute ce mercredi. L'ensemble des taux d'intérêts sont restés orientés à la baisse en particulier les taux court terme. Les investisseurs ont été attentifs aux deux adjudications Italiennes et à la publication des indicateurs économiques aux Etats-Unis.
En Europe, l'inquiétude autour de la crise de la dette est toujours aussi vive. En effet, le risque de récession est particulièrement élevé au sein de la zone euro. En rythme annualisé, le taux de croissance ne s'élève qu'à seulement 1,4% au troisième trimestre. Les perspectives pour l'année 2012 s'annoncent délicates. En France, le taux de chômage est à son plus haut niveau depuis 12 ans et l'hexagone pourrait perdre son triple A avant les prochaines élections présidentielles en mai prochain. Les conséquences de la perte du triple A pourraient être dramatiques avec une forte hausse des taux long terme et donc un alourdissement du poids de la dette. En Espagne, la situation du marché de l'emploi est également chaotique. La péninsule ibérique devrait atteindre en 2012 un triste record, celui du taux de chômage le plus élevé de la zone euro. L'année 2012 s'annonce donc problématique pour l'Europe et en particulier en Zone Euro ou les indicateurs économiques n'ont donné aucun élément sur une possible reprise du marché de l'emploi.
Les pays les plus en difficultés à savoir la Grèce, le Portugal, l'Italie, l'Espagne vont devoir s'engager à mettre en place de nouvelles mesures d'austérité et donc privatiser des pans entiers de leurs économies pour réduire leurs dettes. A ce titre, le Portugal a dû déjà céder 21,35% du capital d'Energias Portugal à un groupe Chinois. L'ensemble de ces mouvements sont la preuve d'un changement d'époque. Mardi, le Centre for Economics  and Business Research a mis en évidence ce changement après la publication du classement des économies mondiales par taille. Le Brésil est ainsi devenu la sixième puissance économique mondiale derrière, les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et la France. Le Royaume-Uni est relégué à la septième position.
Les investisseurs continuent de s'interroger sur la capacité des dirigeants européens à fournir des solutions concrètes pour juguler la crise de la dette de pays européens. Mercredi, les opérateurs se sont inquiétés du rôle de la BCE en particulier sur sa capacité de pouvoir encore agir, après l'annonce de l'explosion de son Bilan annuel. La monnaie européenne a fortement décroché au cours de cette séance passant de 1,3060$ à 1,2926$ et de 101,60 yens et 100,44 yens. Un autre facteur peut expliquer cette chute sur la devise des dix-sept, en particulier les incertitudes autour de l'émission obligataire italiennes qui ont déstabilisé la monnaie unique. Bien que les taux de financement à 10 ans fussent en baisses par rapport aux adjudications précédentes à 6,98% contre 7,54%, le niveau actuel des taux à 10 ans est jugé insoutenable à long terme. En effet, le Trésor Italien doit encore emprunter 400 milliards d'euros pour la seule année 2012. Cette situation laisse présager que le pire est encore à venir.
Dans ce contexte, l'euro est nettement sous pression face à ses principales contreparties. Face au dollar, la monnaie unique est bien ancrée sous les 1,30$ et s'échange autour des 1,2940$. L'euro a atteint un plus bas depuis septembre 2010 à 1,2856$ ce jeudi. Un niveau encore bien éloigné de sa valeur de référence fixée en 1998 à 1,1665$. Face au Yen, l'euro a atteint un niveau historique en intraday ce vendredi matin à 99,94 yens. Ce niveau inédit pourrait être à nouveau atteint dès le début de l'année 2012. Enfin, la monnaie unique reste stable face à la livre sterling et la paire EUR/GBP se négocie autour des 0,8370£.
Outre-Atlantique, les derniers chiffres économiques de l'année 2011 restent mitigés. Certaines publications ont donné des signes encourageants. L'indice de confiance des consommateurs est passé de 55,2 à 64,5 points, son plus haut niveau depuis 8 mois. Les promesses de ventes de logement ont bondi de 7,2% et les demandes d'allocations chômage restent orientées à la baisse. Cependant, ces signes encourageants demandent à être confirmés pour le premier trimestre de l'année 2012. Le marché de l'immobilier ne parvient toujours pas à décoller. Sur un an, l'indice de référence des prix immobiliers (S&P/CS 20) a reculé de 6,53%, soit son niveau le plus bas depuis 2003. Le taux de chômage reste élevé à 8,6% pour le mois de décembre. Le marché de l'emploi est toujours atone. Ce qui ne favorise pas la relance de l'économie par la consommation, clef de voute de l'économie américaine. Les investisseurs seront donc attentifs à la publication des chiffres de l'emploi dès le 6 janvier prochain.
Sur le Nybot, le Dollar Index a gagné du terrain et se maintient au-dessus des 80 points autour de 80,85 points. Le Dollar Index a fortement chuté au cours de l'année à 72,94 points le 29 avril dernier. Puis, le billet vert s'est nettement repris suite au rétrécissement des écarts de taux de refinancement entre la FED et les banques centrales. En particulier avec la BCE qui a ramené son taux à 1% le 8 décembre 2011 contre 1,5% en juillet 2011. La BCE pourrait baisser son taux directeur à 0,5% au cours de l'année 2012, ce qui serait en défaveur de l'euro. La Banque centrale australienne a également baissé son taux directeur à 4,25% en décembre contre 4,75% en octobre. La Banque centrale australienne avait desserré son taux pour la première fois depuis avril 2009, en raison des inquiétudes sur l'économie mondiale. L'AUD/USD dit « aussie » s'est ainsi replié autour de sa parité et s'échange à 1,0165$ ce vendredi contre 1,1080$, son plus haut historique atteint le 28 juillet 2011. Si Les risques de récessions pour l'économie australienne persistent pour l'année 2012 alors la Banque centrale australienne serait amenée à abaisser ses taux et la conséquence en serait une forte chute de la paire AUD/USD.
 
Matières Premières:
Au niveau des matières premières, les cours du pétrole ont évolué à l'équilibre sur la dernière semaine de l'année. A New-York, le baril léger américain échéance février se négocie autour des $99,90 alors que le Brent de la Mer du Nord coté à Londres de même échéance se négocie autour des $108. Les tensions géopolitiques majeures en Iran et en Lybie ont fortement impacté les cours de l'or noir sur l'année 2011. En variation annuelle, le crude prend plus de 12% alors que le brent affiche une hausse de près de 16%. Au niveau des métaux précieux, l'or poursuit sa tendance baissière et affiche une baisse de 2% sur un rythme hebdomadaire. Les pressions persistantes sur la zone euro, rendent plus que jamais à l'or et au dollar leurs statuts de valeurs refuges. En variation annuelle, l'or affiche donc une très nette hausse de plus de 12%. La récente tendance baissière observée sur l'or peut en partie s'expliquer par des consolidations techniques et l'appréciation marquée du dollar face à l'euro. De son côté, l'argent au comptant, termine l'année sur une baisse hebdomadaire de 2.5%. En baisse de 3% sur un rythme annuel, l'argent a pâti de l'augmentation notable des niveaux de marge requis sur les contrats à terme afin de limiter les mouvements de spéculation après une période de forte hausse au premier semestre. Au niveau des matières premières agricoles, les principaux contrats que sont le blé et le mais ont subi de plein fouet les craintes sur la demande mondiale ainsi que des mouvements de consolidation majeurs après la «bulle matière première » de 2010. Ainsi le Blé et le mais affichent respectivement une baisse annuelle de 18% et 14%.

Heure Pays
Statistiques/événements
Indicateur Période Prévision Précédent Pertinence
Lundi 2 janvier 2012
09:50 PMI Manufacturier Déc. 48.7 48.7 3
09:55 PMI Manufacturier Déc. 48.1 48.1 3
10:00 PMI Manufacturier Déc. 46.9 46.9 3
Mardi 3 janvier 2012
09:30 PMI Manufacturier Déc. 45.4 44.8 3
09:55 Taux de chômage Déc. 6.9% 6.9% 4
10:30 PMI Manufacturier Déc. 47.3 47.6 3
16:00 dépenses de construction Nov. 0.5% 0.8% 4
16:00 ISM Manufacturier Déc. 53.2 52.7 5
20:15 FOMC Minutes 5
Mercredi 4 janvier 2012
10:00 Indice PMI des services Déc. 48.3 48.3 3
10:30 Indice de construction PMI Déc. 52.0 52.3 4
10:30 Masse monétaire M4 (GA) Nov. -- -2.7% 3
11:00 Est. IPC zone Euro (GA) Déc. 2.8% 3.0% 4
16:00 Commandes industrielles Nov. 2.0% -0.4% 4
Jeudi 5 janvier 2012
01:30 Balance commerciale Nov. 1 650 M 1 595 M 4
10:30 Indices PMI des services Déc. 51.5 52.1 5
11:00 Nouv. commandes industrielles Oct. 2.5% -6.2% 4
11:00 PPI Zone Euro (GM) Nov. 0.1% 0.1% 4
14:15 ADP Var. de l'emploi Déc. 175k 206k 5
14:30 Nouv. Demandes Alloc-chôm. 31 Dec. 375k 381k 5
16:00 Ivey PMI Déc. -- 59.9 4
16:00 ISM Non Manufacturier PMI Déc. 53.0 52.0 5
Vendredi 6 janvier 2012
09:15 IPC (GA) Déc. -- -0.8% 4
11:00 Ventes au détail (GM) Nov. -0.4% 0.3% 4
11:00 Taux de chômage Nov. 10.3% 10.3% 5
12:00 Commandes d'entreprises (GM) Nov. -1.6% 5.2% 4
13:00 Taux de chômage Déc. 7.4% 7.4% 5
13:00 Variation de l'emploi Déc. 15k -18.6k 4
14:30 Var. emploi non agri. Dec. 150k 120k 5
14:30 Taux de chômage Déc. 8.7% 8.6% 5
Degré de pertinence pour les marchés :
5 Très forte 4 Forte/Moyenne à Forte 3 Moyenne

 

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